Les demeures des quatre éléments
Le souffle de la ferme se déploie encore à travers quatre appartements, gardiens des forces primordiales qui façonnent le monde : Terre, Feu, Eau et Air. Chacun est un univers sensoriel, où l'alchimie des éléments se mêle à la mémoire familiale et au savoir-faire artisanal. C'est précisément dans ces espaces que l'écho de Cecco Angiolieri se fait plus fort et plus conceptuel. Les demeures reprennent et honorent en effet la provocation de sa célèbre rime « Si j'étais feu ». Les éléments naturels ne sont pas vus comme des entités abstraites, mais deviennent le miroir des tempéraments humains : le feu qui brûle le monde, l'eau qui submerge, le vent qui fouette se transforment en expressions vitales des passions qui animent ceux qui habitent ces espaces.
La Chambre de la Terre
« Si j'étais empereur, savez-vous ce que je ferais ? À tous je ferais couper la tête… »
Située au rez-de-chaussée, cette demeure est un ancrage matériel. Le lit accueille ceux qui s'y reposent sous un ciel de boutons chromés, enchâssés dans la tête de lit pour tracer les constellations de terre…
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La Chambre du Feu
« Si j'étais feu, je brûlerais le monde »
Aménagé dans l'ancienne grange et réparti sur deux niveaux, l'appartement du feu brûle de symbolisme. Au niveau inférieur, la table est une ancienne porte de la maison cristallisée sous une vitre…
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La Chambre de l'Eau
« Si j'étais eau, je l'engloutirais »
Sur la droite, l'eau s'écoule sous des formes inattendues. Le séjour est éclairé par d'anciennes dames-jeannes suspendues. L'hommage au métier de tapissier de Fabrizio est palpable…
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La Chambre de l'Air
« Si j'étais vent, je le tourmenterais »
À gauche des escaliers, l'appartement de l'Air célèbre la légèreté. Le séjour accueille ceux qui entrent avec des volières bleues suspendues au plafond, rigoureusement ouvertes, hymne à la fuite et à la liberté…
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L'Annexe
L'Annexe sert de décor théâtral à cette cour. Autrefois abri pour les outils et lieu de sueur et de travail, sa restauration n'a pas trahi sa vocation. Le mobilier et les finitions suivent une esthétique brute et industrielle, laissant visibles les goulottes et les éléments techniques pour honorer son histoire productive.
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